Créer sa société
à Hong Kong,
de A à Z.

L a création d’une société à Hong Kong, le plus souvent une private company limited by shares, ne s’improvise pas. Statuts, company secretary résident, siège social, Business Registration, audit annuel des comptes : chaque étape obéit à des règles précises. Nous les maîtrisons pour vous, en français.

Par notre équipe d’experts — mis à jour en juin 2026. Temps de lecture : 8 min.

Hong Kong et Victoria Harbour au coucher du soleil, illustrant la création de société à Hong Kong
À la une
3ᵉ place financière
mondiale (indice GFCI, 2025)
Impôt sur les sociétés 8,25–16,5 %
Victoria Harbour, cœur de la place financière de Hong Kong.
En bref

Créer une société à Hong Kong , c’est immatriculer une société de droit hongkongais — le plus souvent une private company limited by shares — au Companies Registry, complétée d’un Business Registration Certificate délivré par l’Inland Revenue Department. L’incorporation est ouverte aux non-résidents : aucune condition de nationalité ni de résidence n’est exigée pour les directeurs et les actionnaires, dès lors que la société dispose d’un company secretary résident, d’un siège social à Hong Kong et qu’elle est déclarée à l’administration de son pays de résidence.

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120+
sociétés accompagnées
1 HKD
capital social minimum
4,9/5
note moyenne des clients
0 €
de frais cachés
01 — Le dossier

Pourquoi tant d’entrepreneurs choisissent Hong Kong

Les motivations se regroupent autour de trois axes : une fiscalité territoriale parmi les plus légères d’Asie, le statut de grande place financière internationale et un accès direct au marché chinois et asiatique. Région administrative spéciale de la Chine, Hong Kong conserve son propre droit des sociétés de common law, une monnaie stable et un environnement réputé favorable aux entreprises. Aucun de ces atouts ne justifie à lui seul une expatriation de société, mais leur combinaison, rapportée à une activité réelle, rend l’opération pertinente pour un entrepreneur français.

« À Hong Kong, seuls les bénéfices de source locale sont imposés : sous conditions de substance, les profits réalisés à l’étranger peuvent être exonérés de Profits Tax. »

Hong Kong combine la common law héritée du droit britannique et une fiscalité parmi les plus légères de la région. Son impôt sur les sociétés à deux paliers (8,25 % puis 16,5 %) , couplé au principe de territorialité, rend la charge fiscale faible et prévisible pour les investisseurs comme pour leurs partenaires.

L’impôt sur les sociétés reste modéré quel que soit le niveau de bénéfice, et la fiscalité des sociétés à Hong Kong se planifie en amont : il n’existe ni TVA, ni impôt sur les dividendes, ni impôt sur les plus-values. C’est la raison pour laquelle les sociétés de négoce international, les holdings et les éditeurs de services y trouvent un cadre particulièrement lisible.

La La société à responsabilité limitée hongkongaise (private company limited by shares) reste le standard pour la quasi-totalité des projets : responsabilité limitée, personnalité juridique distincte et capital social symbolique, à partir d’une action de 1 HKD. Elle inspire confiance aux clients comme aux banques.

La société hongkongaise sert aussi de cloison patrimoniale : un litige sur l’activité ne contamine pas les biens personnels du dirigeant. Cette protection ne vaut toutefois que si la société dispose d’une substance substance réelle : direction effective, siège social et activité concrète sur place. Une coquille vide finit requalifiée, et l’impôt revient au pays de résidence du dirigeant.

Reste à choisir la bonne structure, à respecter les obligations annuelles et à ne pas se tromper sur la fiscalité personnelle. C’est précisément le rôle de notre accompagnement.

En chiffres

Une dynamique qui ne faiblit pas

L’économie hongkongaise a progressé d’environ 3,5 % en 2025, pour un produit intérieur brut de l’ordre de 407 milliards de dollars US (2024), et la place financière de Hong Kong se classe 3ᵉ au monde (indice GFCI, septembre 2025), ce qui conforte l’accès privilégié du territoire au marché chinois.

PIB nominal
≈ 407 Mds $US
Croissance 2025
≈ +3,5 %
Inflation (sous-jacente)
≈ +1,9 %
Monnaie
HKD (ancré au USD)
Courbe de croissance des immatriculations
02 — Comparatif

Société (Ltd) ou entreprise individuelle ?

Deux statuts, deux logiques. La société à responsabilité limitée (private company limited by shares) protège le patrimoine et relève de la Profits Tax des sociétés ; l’entreprise individuelle (sole proprietorship), plus légère, engage le patrimoine personnel. Le tableau ci-dessous résume l’essentiel pour décider.

Critère Société limitée (Ltd) Entreprise individuelle
Imposition Profits Tax (8,25 % puis 16,5 %) Profits Tax (7,5 % puis 15 %)
Responsabilité Limitée au capital Illimitée (patrimoine engagé)
Formalisme Comptes audités + déclaration annuelle Allégé, mais responsabilité illimitée
Non-résidents Oui, 100 % du capital Oui
Profil idéal Négoce, holding, conseil, e-commerce Indépendant ou activité locale

La private company limited by shares convient à la majorité des projets : elle protège le patrimoine personnel et reste simple à gérer. Passer en revue les types de sociétés à Hong Kong avant de se lancer évite une restructuration coûteuse, car l’entreprise individuelle convient surtout à l’indépendant qui démarre, tandis que la public company prend le relais pour lever des fonds.

En quelques jours, notre société hongkongaise était immatriculée et le dossier d’ouverture de compte en cours d’instruction. Tout s’est fait depuis la France, en français.
— Camille Roux, fondatrice d’un studio SaaS
03 — La méthode

Quatre étapes, de l’idée à la facture

La création suit une logique stable, quel que soit le pays : on choisit le cadre, on dépose les actes constitutifs, puis on active ce qui rend la société opérationnelle. Chaque étape conditionne la suivante, et une erreur en amont coûte cher à corriger une fois la structure immatriculée.

  1. 01

    Choix de la structure

    Choix de la forme (private limited, succursale ou bureau de représentation) et vérification de la disponibilité de la dénomination sociale auprès du Companies Registry.

  2. 02

    Dépôt des statuts

    Dépôt des statuts (Articles of Association) et constitution au Companies Registry, qui délivre le Certificate of Incorporation. La demande « one-stop » déclenche simultanément le Business Registration Certificate auprès de l’IRD.

  3. 03

    Secrétaire et siège

    Nomination du company secretary (résident de Hong Kong) et fixation du siège social à Hong Kong. Tenue du registre des contrôleurs significatifs (SCR) et désignation d’un representative.

  4. 04

    Compte et lancement

    Vient ensuite l’étape d’ouvrir un compte bancaire à Hong Kong et la remise des documents légaux. L’audit annuel des comptes par un CPA hongkongais et la Profits Tax Return rythment ensuite la vie de la société.

L’ouverture du compte bancaire constitue souvent l’étape la plus délicate : les banques appliquent des contrôles stricts et écartent les structures dont l’activité ou les bénéficiaires manquent de transparence. Un dossier solide, avec un plan d’affaires clair, accélère l’acceptation et raccourcit le délai global de mise en route.

Équipe en réunion de travail
Un interlocuteur francophone du début à la fin.
Ce qui est inclus

Un accompagnement complet, à chaque étape

  • 01 Immatriculation au Companies Registry et statuts
  • 02 Siège social (registered office) à Hong Kong, 1 an inclus
  • 03 Company secretary résident, 1 an inclus
  • 04 Business Registration Certificate (1 an)
  • 05 Accompagnement à l’ouverture du compte bancaire local
05 — Budget

Le budget d’une création clés en main

Le coût d’une création clés en main combine des frais officiels modestes — l’incorporation au Companies Registry revient à 1 545 HKD en ligne et le Business Registration à 2 350 HKD par an — et, le plus souvent, les honoraires d’un prestataire. Un service clés en main regroupe l’immatriculation, le siège social, le company secretary, le Business Registration et l’accompagnement bancaire, et évite les rejets coûteux d’un dossier mal préparé. Voici les ordres de grandeur à prévoir.

Estimations indicatives 2026 — service clés en main via un prestataire, à titre indicatif.
Prestation Ce qui est couvert Récurrence Budget indicatif
Immatriculation (Ltd) Companies Registry, statuts et Certificate of Incorporation Une fois Compris dans le pack
Siège et company secretary Registered office et secrétaire résident Annuel Compris la 1ʳᵉ année
Comptabilité et audit Comptes audités et Profits Tax Return Annuel Selon l’activité
Pack clés en main A→Z Création jusqu’au compte bancaire À partir de 2 990 € (indicatif)
La fiscalité

Ce qu’il faut anticiper

La fiscalité se lit à deux niveaux : l’impôt sur les sociétés à Hong Kong, qui ne frappe que les bénéfices de source locale, et votre pays de résidence, qui peut réclamer sa part sur les distributions. Raisonner sur le seul taux hongkongais conduit droit à la mauvaise surprise.

Deux mécanismes méritent attention. La convention fiscale franco-hongkongaise, signée en 2010 et en vigueur depuis 2011, détermine qui taxe quoi et évite la double imposition. Les règles françaises sur les sociétés étrangères contrôlées (articles 209 B et 123 bis du CGI) permettent au fisc de réintégrer les bénéfices d’une entité dépourvue de substance. Anticiper ces deux points avec un fiscaliste vaut largement son coût.

Impôt Taux 2026 Assiette ou seuil À noter
Sociétés (Profits Tax) 8,25 % puis 16,5 % Bénéfices de source HK Deux paliers ; principe de territorialité
TVA / GST 0 % Néant Aucune TVA à Hong Kong
Dividendes 0 % Versés ou reçus Ni retenue, ni impôt
Salaries Tax 2 – 17 % Revenus du travail (HK) Ou 15 % au taux standard
Plus-values 0 % Cession d’actifs ou de titres Pas d’impôt sur les gains en capital
La décision

S’implanter à Hong Kong ou rester en France ?

La société française garde des atouts qu’on oublie vite. Elle simplifie la relation avec votre banque, votre comptable et vos clients nationaux, et ne déclenche aucune règle anti-abus. Pour une activité dont les clients, les fournisseurs et le dirigeant se trouvent en France, elle reste souvent le choix le plus rationnel.

L’option hongkongaise prend l’avantage dès que l’activité vise l’Asie ou l’international, ou lorsque la fiscalité territoriale se double d’une présence concrète sur place. Un négociant qui traite avec la Chine continentale, un éditeur de services vendus dans toute la région ou un investisseur attiré par la place financière hongkongaise y trouvent une logique économique défendable.

Un test simple aide à trancher : si vous deviez expliquer à un inspecteur pourquoi votre société se trouve dans ce pays précis, votre réponse tiendrait-elle sans mentionner l’impôt ? Si oui, l’implantation repose sur une logique économique défendable. Si la seule justification est fiscale, le montage est fragile, et le gain attendu risque de s’évaporer en pénalités le jour d’un contrôle.

Vigilance

Les pièges qui coûtent cher

La plupart des échecs ne tiennent pas à la juridiction choisie, mais à des négligences évitables. Le premier piège reste la coquille vide : croire qu’un taux local s’appliquera sans aucune activité réelle sur place. Le deuxième, l’oubli de déclarer la société et ses comptes à son pays de résidence, ce qui fait basculer une optimisation légale dans la fraude.

Évitez ces écueils et la majeure partie du risque disparaît. Une société à l’étranger bien conçue se comporte comme une société locale solide : elle facture, déclare, tient ses comptes et survit aux contrôles parce qu’elle repose sur une réalité, pas sur un artifice.

  • 01 Choisir une juridiction sur la seule promesse d’un taux nul, sans vérifier la convention fiscale avec son propre pays.
  • 02 Diriger la société depuis son salon en prétendant que la direction effective se trouve à l’étranger.
  • 03 Sous-estimer les frais de maintien jusqu’à ne plus pouvoir payer la comptabilité ou la taxe annuelle.
  • 04 Mélanger patrimoine personnel et trésorerie de la société, ce qui détruit la protection recherchée au départ.

Questions fréquentes

Créer une société à Hong Kong est-il légal pour un Français ?

Oui, totalement. Un non-résident peut détenir 100 % d’une société hongkongaise, sans condition de nationalité ni de résidence. Il faut un company secretary résident, un siège social à Hong Kong, déclarer la structure à votre administration et respecter les règles de substance. L’illégalité ne commence que si la société sert à dissimuler des revenus réellement dus.

Dois-je résider à Hong Kong pour créer ma société ?

Non. Aucune condition de résidence ni de nationalité ne s’impose aux administrateurs et aux actionnaires d’une société hongkongaise. Vous la pilotez d’où vous voulez, à condition de disposer d’un company secretary résident et d’un siège social à Hong Kong. En pratique, le dirigeant ne doit se déplacer sur place que pour l’ouverture d’un compte en agence.

Vais-je être imposé deux fois ?

Pas nécessairement. La convention fiscale franco-hongkongaise, en vigueur depuis 2011, répartit le droit d’imposer et écarte la double imposition. Hong Kong ne prélève aucune retenue sur les dividendes sortants ; en France, les distributions que vous percevez sont imposées au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Reste à surveiller les règles sur les sociétés étrangères contrôlées. Un fiscaliste valide votre cas avant la création.

Le compte bancaire s’ouvre-t-il à distance ?

Partiellement. Les banques hongkongaises appliquent un contrôle KYC strict et demandent le plus souvent la présence du dirigeant pour l’ouverture, surtout depuis le durcissement de 2015. Des établissements de paiement comme Currenxie, Airwallex ou Statrys sont des alternatives à distance pour l’opérationnel. Un dossier clair, avec justificatifs d’activité et business plan, conditionne l’acceptation autant que le délai.

Combien de temps pour être opérationnel ?

L’incorporation au Companies Registry, via le portail e-Registry, aboutit en général en quelques heures à quelques jours ouvrés. L’étape la plus longue reste l’ouverture du compte bancaire, soumise aux contrôles de l’établissement. En préparant un dossier complet, on compte généralement de quelques jours à quelques semaines pour une société pleinement opérationnelle.

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